paneliste

Le 7 octobre dernier, Infopresse présentait le Forum Femmes, Leadership et Communication, à Montréal. L’objectif était de dresser, le temps d’une journée, un portrait des défis liés à la place des femmes dans le domaine des communications, en 2015. Et il y avait des choses à dire sur le sujet!

Sur scène se sont succédées pas moins de 17 invitées, toutes plus prestigieuses et inspirantes les unes que les autres. Elizabeth Stefanka comptait parmi ce panel de prestige.

Animée par Nathalie Collard, la discussion de Diane Giard et Elizabeth Stefanka s’articulait autour du questionnement suivant:

DÉFIS DES GÉNÉRATIONS: QUELLE PLACE POUR LA RELÈVE EN ENTREPRENEURIAT?

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GAUCHE À DROITE: ELIZABETH STEFANKA -PRÉSIDENTE DE STEFANKA ET SPONSORISÉE DE DIANE GIARD -; NATHALIE COLLARD – JOURNALISTE DE LA PRESSE- ET DIANE GIARD – PREMIÈRE VICE-PRÉSIDENTE À LA DIRECTION, PARTICULIERS ET ENTREPRISES DE LA BANQUE NATIONALE ET NOUVELLE LEADER DE L’EFFET A-

Stefanka vous propose de revenir sur cette discussion passionnante en passant en revue les six thématiques couvertes.

L’entrepreneuriat: un état d’esprit

Selon Mme Giard, pour entreprendre, il faut les ingrédients suivants:

  1. Croire que c’est possible.
  2. Avoir une vision.
  3. Persévérer.
  4. Vaincre ses peurs.
  5. Accueillir les échecs comme des occasions d’apprendre.
  6. Faire preuve d’un OPTIMISME à toute épreuve.

Elizabeth abonde dans le même sens et souligne l’importance de toujours anticiper la prochaine action, de planifier.

Le leadership: penser plus grand que soi

Chez Elizabeth, le leadership est inné! Lors de cette conférence, elle a raconté une anecdote qui nous permet de mieux connaître la jeune femme confiante qu’elle est :

“À l’âge de 5 ans, j’ai rencontré un jeune garçon à la maternelle qui ne parlait à personne […] je suis allée le voir et il s’est mis à pleurer. Donc je suis allée voir mon enseignante en lui disant: le petit garçon, il ne parle à personne, qu’est-ce qu’il se passe? Puis elle me regarde en me disant: il est sourd![…], j’ai regardé en l’air et je me suis dit que cette personne-là n’avait pas une réflexion correcte. Donc déjà, à 5 ans, je faisais preuve de leadership. Je me suis dit que ce petit gars là, je vais l’intégrer et je vais m’arranger pour qu’il puisse communiquer avec le reste de l’école! Quelques années me suffirent pour que je donne des cours spécialisés du langage des signes, aux élèves et enseignants de mon école primaire. Cela à l’âge de 10 ans.”

Donc le leadership pour Elizabeth, c’est avant tout:

“LE LEADERSHIP C’EST DE SE DIRE QU’EN TANT QU’INDIVIDU, ON A LA POSSIBILITÉ D’AVOIR UN IMPACT SUR QUELQUE CHOSE DE PLUS GRAND QUE SOI.” – ELIZABETH STEFANKA

Pour Mme Giard aussi le leadership s’est manifesté très jeune grâce à “des parents parfaits” selon ses propres termes, et notamment sa mère qui lui a toujours dit que “Tout est possible” et, à la question “Pourquoi?”, lui répondait toujours “Pourquoi pas?”!

Elle définit le leadership comme une facilité à prendre des risques, à pousser les limites et à penser plus grand. Il s’agit de développer et d’entretenir une curiosité intellectuelle dans un processus continu.

La prise de risque: se défaire de l’idéologie de la femme parfaite

Mme Giard dresse le constat selon lequel la majorité des filles sont élevées en se faisant dire de faire attention. Les femmes deviennent donc réticentes au risque. L’idéologie selon laquelle la femme doit être parfaite pour être reconnue nous pousse alors à concentrer 100% de nos efforts à cette atteinte de la perfection en espérant alors se voir offrir des opportunités. À l’inverse, les hommes prendraient plus de risque en consacrant 20% de leur énergie à développer des stratégies qui leur permettent d’atteindre leurs objectifs, notamment à travers les activités de réseautage.

Elizabeth résume bien ces enjeux en indiquant que:

LES FEMMES CHERCHENT L’APPROBATION ALORS QUE LES HOMMES N’HÉSITENT PAS À PRENDRE LE RISQUE ET À SAUTER DANS LE VIDE.”

– ELIZABETH STEFANKA

Le mentorat: un accompagnement dans la carrière

Elizabeth pose les bases du propos en distinguant le mentor, du coach et du sponsor:

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  1. LE MENTOR accompagne la mentorée, la guide, lui donne des conseils, etc. mais de façon informelle.
  2. LE COACH l’entraîne et l’accompagne de façon formelle sur des sujets très pointus. Il parle AVEC sa protégée.
  3. LE SPONSOR est un ambassadeur. Il parle DE sa protégée et met sa crédibilité en jeu. Souvent cela implique une relation de mentorat et/ou de coaching.

Mme Giard précise que dans une relation de mentorat, tout est question d’affinités naturelles, de chimie et surtout de confiance entre deux personnes.

Le réseautage: un incontournable

Selon Mme Giard,

“LES RELATIONS HUMAINES SONT ESSENTIELLES AU SUCCÈS DE TOUT INDIVIDU.”

– DIANE GIARD

Les activités de réseautage comptent les 5 à 7 mais également les déjeuners, les dîners, les coups de téléphone, les vidéo-conférences et les réseaux sociaux.

Quant aux clés d’un bon réseautage, elle les résume en trois points:

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  1. Savoir ce qu’on veut: se fixer des attentes et des objectifs.
  2. Être stratégique dans la gestion de ses activités de réseautage.
  3. Profiter du moment présent à 100% avec la personne à qui on parle.

Elizabeth va plus loin en ajoutant que l’essence du réseautage est la discussion. Il faut donc engager une conversation de façon stratégique en identifiant une problématique et la (ou les) personne qui peut nous aider à la résoudre.

Des réseaux sociaux tels que MeetUp ou Montréal 5 à 7  sont d’excellents outils pour identifier les activités de réseautage auxquelles participer selon ses propres besoins.

L’ambition féminine: un objectif, une vision, une route sinueuse

La discussion s’est conclue sur l’enjeu de l’ambition féminine, question de l’heure, notamment avec le succès de l’effet A depuis un peu plus d’un an.

Mme Giard est convaincue que les femmes doivent avoir de l’ambition et faire les efforts nécessaires pour atteindre leurs objectifs. Pour mettre à profit l’ambition, il faut avoir une vision: telle une voiture, partir d’un point A à un point B.

La réalisation de l’ambition n’est cependant pas une ascension directe; il faut parfois reculer,chercher des compétences transversales afin d’atteindre les objectifs fixés. Elle nécessite une attitude proactive:

  1. Élargir les perspectives.
  2. Apprendre en continu.
  3. Se faire reconnaître au travers de ses réalisations.
  4. Afficher ses ambitions et communiquer ses intérêts.

Pour Elizabeth, l’ambition féminine est à valoriser. Chacune d’entre nous doit poser des actions au quotidien pour l’encourager. Elle nous propose de se poser quatre questions pour réaliser nos ambitions:

  1. Quels sont nos objectifs?
  2. Quels sont les outils nécessaires à l’atteinte de ces objectifs?
  3. Quels sont les risques associés?
  4. Est-on prête à assumer ces risques?

Une chose est sûre, Elizabeth a le bagage antérieur pour affronter le risque et est prête à assumer les efforts pour créer un changement durable dans l’industrie, grâce à son entreprise Stefanka. Son ambition est portée par une volonté de changer le dictat de la consommation de masse standardisée pour remettre l’individu au coeur du processus d’achat.

La voiture est en marche… Suivez son parcours prometteur!

Article-Forum-FLC-203x300Placée sous le signe de l’inspiration, cette journée proposait quatre conférences, une table  ronde, une discussion, un master classe et plusieurs pauses-réseautage. Elle s’est clôturée sur une conférence internationale: Transgresser les règles pour réussir en affaires, présentée par Janet Kestin et Nancy Vonk (Auteures du livre Darling you can’t do both et ex-codirectrices de la création d’Ogilvy & Mather, Toronto).

Tout un programme!